LE RYTHME EST GÉNÉRATRICE 

Atelier sur l’art de l’écrit / du récit en dialogue avec le Judo. Un projet initiée par Alanna Kraaijeveld, en collaboration avec le CCOV.

Atelier gratuit sur deux jours : les samedis 6 et 13 août 2022

JOUR 1: JUDO

Samedi 6 août 2022 de 10h à 12h30 – GRATUIT

Cette séance est consacrée à la technique du Judo. Le Judo sous-tendra une exploration physique du rôle de la musicalité en support de l’exécution de certaines techniques. Alanna anime cette session. Elle amènera les participants en lien avec :

– Jeu de pieds, en solo et en relation avec un partenaire

– Une qualité de mouvement léger

– Lancers fondamentaux

– Vitesse, timing

– Répétition

JOUR 2: L’ART DE L’ÉCRIT / DU RÉCIT en dialogue avec le JUDO

Samedi le 13 août 2022 de 10h à 12h30 – GRATUIT

Cette séance animée par Catherine Lalonde initiera les participants à l’art de l’écriture et du récit. En mettant l’accent sur l’articulation d’une histoire personnelle (littérale ou abstraite), nous explorerons les éléments composants de la discipline, ainsi qu’au aspects musicaux qui sert mobiliser les idées.

Nous intégrerons et explorerons notre apprentissage de la session de Judo en relation avec l’écrite / le récit. Alanna anime avec Catherine.


CONTEXTE

Message d’Alanna Kraaijeveld :

L’idée de l’atelier est née d’un désir de renouer et d’élargir une réflexion sur la musicalité. J’étais particulièrement intéressée par la manière dont les composantes de la musicalité – rythme, phrase – se manifestent dans des disciplines autres que la danse. Le judo et  l’art de l’écrite / récite intègrent tous deux des éléments musicaux dans leur approche : ils me semblaient former un couple intéressant et improbable à faire dialoguer.

Il y a des années, j’ai eu le privilège de faire un atelier avec le judoka Ilias Iliadis, et j’ai été frappée par l’importance accordée au jeu de pieds et à la répétition dans ses mouvements. Les pieds bougeaient constamment :  Le jeu de jambes du judo est répété ou mis en boucle en succession rapide – comme pour potentialiser à travers le rythme – avant le lancer, pour accomplir le lancer. Que pouvons-nous apprendre du Judo en termes d’utilisation de cette musicalité, pour que notre intention puisse littéralement atterrir face au public?

Le timing d’un lancer en judo est influencé par les joueurs ainsi que par le contexte. C’est ici que je trouve pertinent de faire une connexion avec l’art de l’écrit / du récit, à la fois pour amener l’artiste participant en relation avec son histoire (point de vue, volonté, expérience) ainsi qu’avec les composantes musicales, qui influencent sans aucun doute ce qui peut être communiqué.

Dans les deux ateliers, nous explorerons comment le rythme, la musicalité ou le phrasé influencent et créent des potentiels dans la façon dont nous racontons des histoires – à la fois littérales et abstraites – et exerçons notre volonté pour la faire atterrir face au public.

Message de Catherine Lalonde: 

Écrire est toujours une lutte. Qu’on soit habile et habitué à écrire, ou pas du tout; car l’écriture comporte tant de passages et de traductions — de la pensée portée par le corps au geste, du geste au signe sur le papier, du signe au lecteur/récepteur/spectateur — qu’apparaissent, forcément, en cours de route, des résistances, des parasites, des débordements, des détournements. Nous explorerons comment jouer avec ces éléments, et les laisser nous surprendre.

L’objectif de faire dialoguer ces différentes disciplines est de considérer comment la musicalité se manifeste et fonde les potentiels clés de chacune, de soutenir une expansion ou une ré-conceptualisation du rôle de la musicalité dans son art, et de proposer des stratégies pratiques pour appliquer cet apprentissage à notre physicalité et notre expression.

BIO Alanna Kraaijeveld

BIO Catherine Lalonde

Alanna Kraaijeveld est une danseuse qui travail en tant qu’interprète, improvisatrice, enseignante et créatrice. Son approche inclus des pratiques axées sur le contexte et collaboration. Elle est curieuse de savoir comment la spécificité de relation a le potentiel de motiver l’intention, le mouvement et le sens. Elle utilise l’improvisation et est poussée par sa capacité dynamique. Elle fait de la place à la fois pour la simplicité et au flou dans son art.

Catherine Lalonde est poète, interprète et journaliste. Formée aux Ateliers de danse moderne de Montréal, elle a dansé JOE de Jean-Pierre Perreault, et a été interprète pour Marie-Claire Forté, Lin Snelling et Guy Cools, et Jean-François Boisvenue. Elle travaille depuis 2008 pour le quotidien de Montréal Le Devoir comme critique de danse et reporter culturel. En poésie, elle a signé La dévoration des fées (Quartanier), prix Alain-Grandbois 2018 et finaliste au Prix du Gouverneur général. Corps étranger (Quartanier) a reçu le Prix Émile-Nelligan 2008. Elle s’intéresse aux rapports entre danse, mouvements, corps, parole, écriture.