OHAKWARONT

Édition 2026

25 au 29 mai 2026

Le Centre de création O Vertigo (CCOV) vous convie à la cinquième édition d’OHAKWARONT, un rassemblement annuel consacré à la création chorégraphique autochtone. Pour cette cinquième édition, la commissaire Nicole Jacobs réunit les artistes: Marshall Diabo, Ivanie Aubin-Malo et Alexia Vinci.

OHAKWARONT prend la forme d’une résidence de création d’une semaine, un espace de rencontre, de recherche et de partage. D’une année à l’autre, sa formule se transforme pour répondre avec justesse aux réalités et aux besoins actuels des artistes et de la communauté.

Fondé sur la présence et la continuité autochtones, OHAKWARONT envisage la création comme une pratique vivante, relationnelle et en mouvement. C’est un lieu où les processus artistiques peuvent émerger librement, se nourrir de l’échange et s’approfondir dans un esprit de réciprocité.

Le public est invité à découvrir le fruit de cette résidence lors d’une présentation publique, suivie d’une rencontre avec les artistes.

Informations pratiques

Lieu → Théâtre Aux Écuries Lab2M (7285 rue Chabot, Montréal)
Sortie de résidence → vendredi 29 mai à 14 h | Durée 1 h 30 | Gratuit

Photo: Nicole Jacobs © Robert Majewski

Commissaire invitée

Nicole Jacobs est membre de la Première Nation de Curve Lake ; elle est également chorégraphe, enseignante et collaboratrice et réside à Montréal. Diplômée du programme de danse contemporaine de l’Université Concordia, elle a développé une pratique englobant la scène, la création et la transmission. Ses recherches sur le mouvement mêlent danse contemporaine, travail au sol et acrobatie. Son travail se déploie à travers des expériences immersives, tant sur le plan physique qu’émotionnel, qui explorent la perception et l’intimité, la vulnérabilité et le contrôle, ainsi que les états de transformation et de liminalité.

LA GENÈSE

En 2019, souhaitant accentuer son soutien envers les artistes autochtones, le CCOV a lancé une consultation auprès de Soleil Launière, Emilie Monnet et Lara Kramer. De ces discussions est née la décision que le CCOV consacrera désormais des ressources afin d’organiser un événement annuel qui mettrait à l’honneur la créativité artistique de la communauté autochtone urbaine de danse. 

Suite à cela, en 2020, Ivanie Aubin-Malo a accepté de collaborer avec le CCOV afin de prendre la suite de cette consultation et d’imaginer les contours que pourrait prendre cet événement annuel. Finalement, c’est en 2021, grâce à MAQAHATINE*, une de ses initiatives, que les premières graines d’OHAKWARONT ont été plantées. En effet, MAQAHATINE invitait des danseurs et danseuses autochtones à huis clos dans le but de se réunir, se rencontrer et développer des liens relationnels. Justement, c’est lors de ces moments de partages qu’iels ont émis le souhait de pouvoir, à l’avenir, renforcer leurs nouvelles relations en y intégrant un processus de création.

C’est en réponse à l’expression de ce désir qu’OHAKWARONT est né!

En mettant à l’honneur les artistes autochtones dans le domaine de la danse, le projet Ohakwaront soutient le développement de carrière des artistes en favorisant la continuité et l’évolution des pratiques artistiques autochtones, en valorisant leurs cultures

*Rendu possible grâce aux ressources de Tangente et L’Agora de la danse.

Pourquoi le mot OHAKWARONT ?

Message d’Ivanie Aubin-Malo

« Ohakwaront signifie Héron en Kanien’keha et trouve ses racines dans un processus de réflexions enrichi par le précieux soutien de Kevin Deer, aîné Kanien’keha:ka, Lucy Fandel et Catherine Boivin.

Pour trouver un nom à cet événement j’ai tout de suite été inspiré par ce lieu situé au troisième sous-sol de la Place des Arts. Là-bas, la création naît, presque en secret, sous la surface de la terre et j’ai très vite fait le parallèle avec l’idée d’une semence : des graines d’inspirations artistiques qui s’ancrent pour grandir et s’épanouir.

Selon moi, cette image résonne tout autant pour la communauté autochtone urbaine de danse. Elle opère presque secrètement, dans les entrailles de la Terre où tout, en s’enracinant dans l’ombre, croît vers le soleil.

Avec ces évocations en tête, j’ai entamé une première conversation inspirante avec Kevin Deer. Je l’ai ensuite relatée à Lucy Fandel qui en a tout de suite perçu un symbolisme qu’elle a su traduire en dessin par une graine qui croît.

Au cours de notre seconde conversation avec Kevin, je lui ai partagé le dessin de Lucy et il y a vu la silhouette du héron.

Kevin Deer, à mes côtés tout au long de ce processus de recherche, s’est renseigné sur la signification symbolique du héron et voici ce qu’il a trouvé :

Le Héron demande de suivre notre intuition et de commencer le cheminement de l’épanouissement de soi.

Le Héron propose de continuer de développer ses aptitudes qui nous amènent à une plus grande force intérieure.

Il nous montre aussi l’importance d’être en relation avec le grand tout, démontrant également l’importance d’être dans sa pertinence, sur notre chemin propre…

À ce moment précis on a su qu’on avait trouvé notre appellation qui se traduit par Ohakwaront en Kanien’keha.

Un grand merci à Catherine Boivin qui a su honorer toutes les étapes de cette histoire  en logo.»

Illustration © Catherine Boivin

Photos d’en-tête: Marshall Diabo © Anthony Pelli,  Ivanie Aubin-Malo © Maria Vartanova, Alexia Vinci © Maxime Côté